12.11.2006

Nul? Incapable? Ou bien mal conseillé?

Je voudrais à travers cette note, montrer ma surprise eu égard aux échos que je reçois souvent de jeunes qui se sentent 'nuls', 'incapables', face aux études...
Faut-il croire que le niveau a augmenté ? Je ne crois pas, il suffit de voir le niveau du bac, littéralement 'bradé' de ces dernières années. En effet le barème officieux des corrections des copies peut faire palir... Quand on demande à des profs d'anglais de ne pas tenir compte des fautes de grammaire dans les corrections des essais pour le bac scientifique, on se demande ce que doit être la donne pour les autres séries. Et ce n'est qu'un exemple parmis tant d'autres...

Je vois des plus jeunes me dire 'je suis pas assez bon pour faire ceci...' alors qu'il n'ont que 15 ans, c'est que quelqu'un le leur a dit, profs, parents, entourage... Ils finissent par le croire, toute études au-delà du BEP ou du CAP devient soudain l'Everest à gravir tant on leur a dit qu'ils étaient 'nuls'.
J'ai la chance d'avoir des parents qui m'ont toujours dit que les études étaient trés importantes. Certains profs m'ont souvent fait comprendre que je devais peut-être me poser la question du BEP, chose que je ne voulais pas, je savais que je devais faire une série L, que j'étais là pour ça. Si j'avais écouté bêtement mes profs de l'époque, je me serais retrouvé en BEP sans savoir où je vais, au lieu d'être en Droit actuellement où je me plais beaucoup.
Certains profs, je ne dirais pas l'école (à Brest) ont la facheuse tendance à faciliter les orientations en bac pro, pour combler, remplir des classes, sans tenir compte des souhaits de l'élève moyen, qui fini lui même par se persuader que finalement, il n'a pas les capacités requises pour étudier encore.

Je n'écris pas ceci pour dénigrer quoi que se soit, car si on sait où on va, le BEP et le CAP peuvent être des voies royales du succès pour l'emploi, mais beaucoup se retrouvent là vraiment sans savoir pourquoi, et ce à cause de profs qui manquent clairement de pédagogie, qui ne savent pas, ou ne se soucient pas de comment orienter les élèves... Je ne dis pas cela pour l'ensemble des professeurs, mais il y en a un certain nombre...
Combien de jeunes filles se retrouvent en CAP couture et se disent 'mon dieu, que c'est nul!', sans savoir ce qu'elles font là, 'histoire d'avoir un diplôme...'.

Je ne parle pas du niveau en orthographe qui est catastrophique, le langage SMS fait des ravages...

Les questions que je me pose sont donc :
Une partie des jeunes ne se soucie-t'elle plus de son futur ? Laisse-t'on assez leur chance à certain ?
L'école va t-elle devenir une 'briseuse de vocations ?


Je sais que tout le monde ne sera pas d'accord avec mon discours, et je le conçois tout à fait, après tout, c'est un blog où le débât est ouvert, et n'est pas à sens unique, alors allez-y de votre petite réflexion vous aussi !

MG

26.09.2006

Un besoin du passé à Brest ?

Brest est une de ces villes qui, en un temps restreint dans l'histoire, a perdu une majeure partie des éléments matériels qui faisaient son patrimoine historique. Ce temps restreint, on l'aura bien compris, la Seconde Guerre Mondiale, et les bombardements ravageurs.

L'Eglise St Louis, les petites places, les petites rues piétonnes, les innombrables escaliers, tout à disparu. Et nous voilà affublés de grandes rues longilignes, une Eglise St Louis refaite à neuf, d'une architecture à la fois surprenante, gigantesque et ideuse. Les places ne sont plus que des squares, la faute à ces rues qui quadrillent le centre ville, à l'Américaine.

Brest refaite à neuf, oui, mais à quel prix ? Au prix d'un centre-ville tout en longueur, autour des deux artères commerçantes que sont la Rue Jean Jaurès et la Rue de Siam (cette dernière commence d'ailleurs à être 'morte' depuis quelques temps déjà). Cette destructuration empêche tout rêve de voir s'installer rues piétonnes et places (piétonnes, ai-je besoin de le dire).

Les remblayements de quartiers entiers détruits ont donné à la ville une nouvelle configuration, toujours largement au dessus du niveau de la mer, mais le dénivellement par endroit est devenu bien moins prononcé qu'avant.
Les escaliers, si nombreux autrefois ont pour la plupart disparu. Restent ceux de Ste-Anne, impressionants, et les célèbrissimes escaliers du port de commerce. Ceux de la gare également, mais ce n'est rien si on recompte combien ces escaliers étaient nombreux auparavant.

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Tout le charme du centre-ville s'est envolé avec la fumée des explosions des bombes, d'ailleurs on disait avant-guerre "s'il y a une ville qui a une âme, c'est bien à Brest qu'on doit la trouver"... Cela illustre bien la carte postale qui se dressait devant nos yeux.

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Brest garde bien sur quelques éléments de son patrimoine d'avant guerre, l'Arsenal, toujours premier employeur Brestois est toujours là, la gare, qui date des années 30 aussi. Restent aussi quelques rails par ci par là sur le port de commerce, et la rafraichissante rue de St Malo...

Il faut savoir que le ré-aménagement du centre-ville Brestois avait été au goût du jour dès les années 1920/1930, étant jugé insalubre, et peu sécurisant.

Quel doux rêve serait de voir des rues piétonnes, et des places commerçantes fleurir à Brest. Le Tramway aidera peut-être à cet objectif !



MG

25.09.2006

Où sera déconstruit le Clém' ?

Après cette fameuse affaire du Clém' qui aura fait rire (jaune) beaucoup de Français et beaucoup d'autres aussi, on apprend que le Colbert va également subir le même sort de desctruction.

Brest était idéalement placé pour donner sa candidature pour le démantèlement de tels navires.
Après plusieurs mois de négociations, on apprend que Bordeaux serait sur les rangs pour éventuellement démanteler le Clém', même si aucune solution n'était arrêtée.

Je me demande quand même ce qu'il faut à la ville pour pouvoir se bouger un peu plus, sur cette question, et que même si c'est il est vrai, aussi du ressort de l'armée et donc de l'Etat, un peu de 'lobby' doit être faisable, étant donné "l'appartenance"de Brest à la Marine et ce depuis toujours.

medium_clemenceau-007.jpg

Serait-ce un manque de volonté ? Est-on prêt à laisser s'envoler des centaines d'emplois qui seraient crées en cas de création d'un pôle de démantèlement ?
Le Colbert, qui devrait rejoindre Landévennec en 2007 fera t-il marche arrière vers Bordeaux, ou un autre port ?

Il ne faut pas négliger ces hypotétiques emplois qui feraient du bien à Brest.



MG